Le quotidien·Logistique

La promo jouets

lidl18h13. Je gare mon tank à sa place habituelle sur le parking du Lidl de G*. J’en sors, d’un pas décidé.
Légère hésitation…
Sacs ou charriot ?

Je regarde les concurrents.
Ils sont une petite dizaine, de tous âges. Ils sont bien positionnés devant le magasin, mais peu se sont aventurés jusqu’à la porte…

Les charriots, eux, sont placés à droite de la porte.
C’est bon.
J’ai ma stratégie.

D’un pas alerte, faussement détendu, je rejoins les autres compétiteurs. Un sourire un peu gêné (oui, je suis occasionnellement actrice), une pièce en plastique ostensiblement visible dans ma main droite, je passe devant les badauds, .
J’insère le jeton dans le boitier, dégage l’engin à roulettes et…
tiens donc…
Je suis le second charriot devant la porte, dans les 5 premiers de la queue…

Y’a plus qu’à attendre que le rideau s’ouvre.
Je m’occupe utilement en détaillant ma position aux copines qui me répondent, d’un peu partout en France, qu’elles sont en places, elles aussi.

8h27. Derrière moi, la foule qui grossit. Une femme est venu avec son bébé… L’innocente… Elle a une poussette… La pauvre, cette année c’est elle qui va apprendre dans la douleur*.

8h29. La tension monte

8h30. le rideau des portes de sorties montent. Deux trois indisciplinés testent l’ouverture de la porte… sans succès.

8h31. Le rideau des portes d’entrées s’ouvre. Je suis quasi sûre que les premiers ont butés dans la porte pas encore totalement ouverte. Les piétons à sacs rentrent vite.
Handicapée par mes roulettes, j’ai perdu quelques places. Mais j’ai bien calculé ma trajectoire, je tiens la corde et parviens à rentrer dans le magasin en même temps que le premier caddy qui lui avait choisi l’extérieur.
Courant, une dame d’un certain age, trop d’années pour venir à cause de ses propres enfants, tente de passer entre l’autre charriot et moi… Dommage pour elle.

Monsieur le Juge de la bonne conduite, je vous jure que nous n’avons pas fait exprès de la prendre en sandwich.
Bon.
C’est vrai.
Nous n’avons rien fait non plus pour ne pas la toucher.

Cri de surprise (douleur ?) de la dame.
Pas le temps de me retourner pour regarder, je fonce dans le magasin, courant presque, souriant intérieurement devant le ridicule de nos comportements.

Tous les autres partent dans la même direction : centre du magasin pour rejoindre l’allée des promos. Je tente l’extérieur : passer par l’allée du pain et le fond pour rejoindre directement la tête de gondole.
Mauvais choix : une palette en milieu d’allée me bloque le passage. Je perds de précieuses mili-secondes à la contourner. Le rayon est déjà plein de parents/grands-parents en furie quand j’atteins la gondole promise.
J’abandonne ma monture le long d’une vitrine réfrigérée : pour plus de vélocité, je vais faire des aller retours entre les étagères et mon charriot… J’effectue un premier passage de reconnaissance… sur le retour, j’attrape les trois premières boites, celles qui sont en tête sur la liste des mes enfants.
Je file les poser dans mon charriot.
Au second passage, je mesure ma chance : les concurrents se jettent sur les maisons de poupées se battant presque à coup de carton… Ririe a décliné l’offre, je l’en remercie mentalement. Je continue d’attraper méthodiquement un exemplaire de chaque boite concernant les circuits train/auto en bois. Dès que je suis trop chargée pour tendre mon long bras entre deux clients, je vide mon butin dans le caddy avant de repartir à la chasse.

L’opération train terminée avec succès (brio), j’enchaîne sur la dînette, les jeux de construction, le boulier pour la nounou. Chemin faisant, je trouve ma retraitée -oui, celle qui s’est mangé deux caddies à l’entrée en se prenant pour un courant d’air-, en pleine réflexion avec son conjoint. Ils sont devant la tablette que je vise et se font plaisir en me bloquant l’accès au jeu des poissons… Avec un grand sourire, je les contourne et attrape l’objet de ma convoitise (merci maman de m’avoir conçue avec de grands bras).

8h42. Je regarde mon caddy qui déborde. Mentalement, je fais l’addition du contenu.

Cela ne va pas le faire.

Autour de moi, le reste de la troupe de 8h30 est soit partit vers la caisse, soit entrain de commencer le tri d’un charriot trop remplit. Je me sens pas seule dans mon égoïsme du jour. Je fais l’inventaire. Certains jeux sont en double (en triple ?!?).

8h47. Je fais plaisir à la seconde vague d’acheteur en remettant en rayon certains jeux qui étaient déjà en rupture de stock. J’entends des clients ses désoler : plus de maison de poupées ni de cuisine à 59.99€ (oui, la même ou presque que chez le suédois, mais pas au même prix : on ne se conduit pas comme des cinglés malotrus pour rien).

8h52. Gros du tri fait. Je recompte et m’inquiète devant le montant prévisionnel de l’addition. Pour trouver la force de réduire, j’appelle mon homme, cet être raisonnable, cet économe flirtant régulièrement avec la pingrerie.

Moi – « J’ai tout trouvé
Lui  – Tout ?
Moi – Tout !Lui  – Bravo, tu dois être contente.
Moi – Y’en a pour ***€ (prix censuré, ceci est un blog tout public)
Lui  – (silence) C’est pour les trois ?
Moi – Oui.
Lui  – le gros cadeau principal ?
Moi – Oui, y’a aussi un truc pour les anniversaires de Ririe et Loulou.
Lui  – Noël et anniversaire ?
Moi – Oui, mais pas tout l’anniversaire.
Lui  – Tu n’achètes plus rien pour eux après ?
Moi – Non, après j’ai tout (même que c’est vrai, le reste je l’ai déjà acheté)
Lui  – Alors vas y ! »

lidl2

 

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