Argh·Les idées reçues·Logistique

(coup de gueule) Rechercher des vêtements « sains »

1-ririe-et-son-pull« Maman, j’aime pas mettre le t-shirt vert. »

Trouvé dans une vente à la puériculture, acheté la folle somme de 2.50€, ce sweatshirt était un coup de foudre pour Ririe. Elle l’a pas mal porté. Puis, du jour au lendemain, elle a commencé à le refuser. (C’était avant que je ne découvre sa phobie … de toute façon le sweater n’a pas de bouton).

Comme beaucoup de parents, je n’ai pas voulu laisser ma fille décider de le mettre de côté. Je  ne cède pas aux caprices nanméo ! Alors, ce matin-là, j’ai décidé de lui mettre le T-shirt vert, ex préféré maintenant disgracié. Au bord des larmes, ma fille de trois ans me dit :

« Maman, j’aime pas mettre le t-shirt vert, il me fait mal au bras ! »

Quelque chose dans son regard ? Une intuition de maman ? je lui ôte le vêtement, le retourne sur l’envers.
3-aiguilleAssez rapidement, je trouve la source du problème. Une aiguille de machine à coudre dépasse de la manche !

Laissée dans la couture fermée en Inde, elle a voyagé avec le vêtement. Elle a été portée par un premier enfant (peut être plusieurs)… Lavée plusieurs fois… vendu d’occasion, porté par ma fille. Au cours du temps, l’aiguille oubliée par un(e) ouvrier(e) Indien(ne) distrait(e)/pressé(e)/fatigué(e) (que j’espère d’un âge décent) s’est déplacée jusqu’à affleurer… et piquer le bras de ma fille.

2-letiquette-du-vetementNous ne savons pas comment sont fabriqués nos vêtements…  Nous n’avons plus moyen de le savoir. Les pétitions ou les boycotts ne sont -à ce jour- pas suivit d’effet. On nous teint les fringues à grand coup de produits toxiques puis on nous les met dans des conteneurs que l’on « désinfecte » avec toutes sortes de produits rivalisant de toxicité. Sans parler des soucis pour ceux qui déchargent ou transportent ces articles, j’ai une grosse pensée pour les vendeurs en prêt à porter : ils ouvrent les cartons, touchent tous les vêtements imbibés de solvants à base de toluène, benzène et autres perturbateurs endocriniens… La conséquence directes pour certaines vendeuses (la même que pour les familles qui vivent en inde ou ailleurs non loin des usines de teinture) : des maladies inhabituelles et un taux de stérilité qui crève le plafond.

Depuis quelques années le bio est à la mode. A toutes les modes, y compris le textile. De plus en plus de marques proposent des cotons certifiés « biologiques » pour nous rassurer… Oui, mais voilà : la certification ne concerne que la culture du coton. C’est déjà un plus, certes. Mais une fois récolté, les traitements des fibres naturelles se font avec les mêmes produits que les autres vêtements !

En ôtant l’aiguille de la manche de ma fille, en lui remettant le sweat-shirt désormais « sain », je médite sur ce système. Malgré moi, j’en fais partie.
Avant la naissance de Ririe, j’ai fait de nombreux magasins à la recherche de sa tenue de naissance. Mon objectif : acheter français. Peu m’importait le budget.
Je n’ai jamais trouvé !  
Seul le gilet, tricoté par sa grand-mère maternelle, était « made in France ». Le reste ? Asiatique.

Comment faire ?

occasionCinq ans plus tard, je n’ai pas de solution à vous proposer. Pour limiter la casse, par éthique, esprit écologique, pour limiter le gâchis, mais aussi par souci d’économie, j’achète autant que possible mes vêtements d’enfant d’occasion.
Mais cela ne me suffit pas.
C’est vraiment frustrant.

Oui, je pourrais coudre les fringues… mais, outre le temps que cela prend… les tissus que j’achète, d’où  proviennent-ils ?

Deux ans après avoir trouvé une aiguille cassée dans un vêtement d’enfant, je continue à chercher des solutions. Ma principale à ce jour est de sortir le plus possible de ce système consumériste et de dénoncer l’absurdité d’un système économique basé sur l’obsolescence programmée.

Ma conclusion aujourd’hui sera courte : à chacun de nous de refuser les aberrations.

Et vous, quels sont vos modes d’achats vestimentaire ?

Nota 1 : Si vous avez trouvé des solutions pour être certain de la qualité de ce que votre enfant a sur le dos, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires

Nota 2 : mon coup de gueule concerne les fringues, mais j’en ai autant sur la nourriture :p

Nota 3 : Pour mémoire, il est toujours préférable de le laver un vêtement en contact avec la peau avant la première utilisation. Même s’il est acheté d’occasion. De la même façon, il est préférable de (re)laver tous les vêtements prévus pour son bébé avant qu’il les porte, peu de temps avant qu’il ne les porte.

Pour aller plus loin : flyer du ministère de l’économie concernant l’étiquetage des vêtements.

 

6 commentaires sur “(coup de gueule) Rechercher des vêtements « sains »

  1. Même réflexion ici … Alors on privilégie les vêtements de seconde main, on boycotte clairement certaines enseignes qui sont épinglées « non respectueuses des employés » (au revoir H&M par exemple, mais je suis consciente que ça n’est pas mieux ailleurs. Un petit pas après l’autre), on essaie de favoriser les entreprises françaises (Kindy pour les chaussettes par exemple).
    Même s’il n’y a pas de solution miracle, je suis persuadée que tous les petits pas servent à quelque chose et qu’on finira bien par trouver une solution
    Belle journée (je continue ma visite sur ton blog, découvert aujourd’hui !)

    J'aime

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