Argh·Le quotidien·Logistique

Les départs en vacances

161212083232356734.gifVivant loin de notre famille, nous profitons des vacances pour aller les visiter. En plus de nous faire changer d’air, cela permet à nos enfants de profiter de leurs grands-parents (et inversement). En général, nous partons en voiture, La préparation de nos bagages est un marronnier stressant récurant que je vous invite aujourd’hui à vivre avec moi.

Ce jour, 2h30 de route en prévision. Nous sommes attendus pour déjeuner, donc pour être chez Belle-Maman à 12h, nous devons partir à 9h30.

7h00. Réveil (officiel) des deux aînés. C’est moi qui suis de garde*. Je les plante devant un film. Biberon lait/choco pour Fifi, Boisson fruitée pour Ririe. Je m’offre une petite chicorée/lait et une part du gâteau de la veille pour bien démarrer la journée (oui, ce n’est pas équilibré)

buanderie.jpg7h37. A la buanderie. Après un regard un peu résigné vers le tas de linge sale (qui attendra notre retour) je m’attaque au linge propre. Séance pliage. Je répartis les vêtements au fur et à mesure en 6 tas : un par membre de la famille et un pour le chien.
Je plaisante.
On n’a pas de chien.
Pas encore en tout cas (.
Le sixième/septième tas est pour le linge de maison et les serviettes.

8h21. Deux panières à linge superposées, je remonte les vêtements propres. C’est lourd et je transpire (il fait 24° dans la buanderie).
Je suis en pyjama tue l’amour un vieux pull sur les épaules. Monsieur-Mon-Mari est debout et je lui offre une image bien glamour de son épouse pour commencer la journée. Pas totalement réveillé, il va nous préparer un petit déjeuner.

8h24. Dans son lit bébé, Loulou dort profondément. Je laisse la porte de sa chambre ouverte pour que le bruit de la maison le sorte tranquillement de sa torpeur.

8h28. Le linge posé dans les chambres, je rejoins Monsieur-Mon-Mari et les deux ‘grands’ dans la cuisine pour le petit dej.
Assez vite, Loulou appelle pour son lever. Je monte le changer, l’habiller.

8h51. Une fois dans la cuisine avec le reste de la tribu Loulou ignore royalement son père : le biberon du matin, c’est dans les bras de Maman (C’est une mauvaise habitude, so what ?).
Là, y’a un trou temporel !
Vous savez ce que c’est un trou temporel ?
C’est quand on est dans les temps, que l’on tourne la tête un instant et que l’on découvre, avec horreur et stupéfaction qu’il s’est passé une demi-heure.

aeb3192c-2.jpg9h21. « On part ! » cries-je à la cantonade.
« Mais on n’est pas habillé et t’as pas fait les valises » s’écrie Ririe, en mode panique.
« Maman est juste entrain de remarquer que nous allons être très en retard » Explique flegmatiquement Monsieur-Mon-Mari à sa fille. Lui-même est tout prêt, tout propre, tout frais. Il sort ma valise préférée du placard, la pose sur le lit, commence à mettre ses affaires dedans. Je lui signifie mon mécontentement pour son squattage sauvage de l’un de mes rares objets personnels. Magnanime, il me propose de partager.

9h23. Je file sous la douche (en retard pour en retard…)

9h29. J’ouvre la porte de la salle de bain dont la poignée bougeait frénétiquement. Je suis sèche et en sous-vêtements (en net progrès par rapport à souvent).
Personne dans le couloir ? J’entends des petits pas dans une chambre…
Monsieur-Mon-Mari m’interpelle du rez-de-chaussée. Il va commencer la manutention. Sur sa liste une poussette, un vélo, une draisienne, les bottes, les cadeaux pour l’anniv de Ririe dans deux jours, mon set de travail, la glacière et les valises.

Les valises ?
Elles ne sont pas commencées. J’ai gardé l’habitude de ma vie de célibataire de toujours préparer les valises au dernier moment. Pour survivre à cette manie, il faut être réactif (en même temps, je ne sais pas préparer une valise à l’avance : j’oublie ce que j’y mets, je ressors des trucs, en remets d’autres pour, finalement, me retrouver avec des oublis et des doublons).

9h33. Habillée, je croise Ririe fesses à l’air qui se plaint de ne pas trouver de chaussettes (visiblement cela empêche de mettre une culotte). Je prépare tous ses vêtements pour notre séjour sur son lit lui proposant au passage plusieurs paires de chaussettes (on finit par en trouver une qui lui convient, sauvées !)

9h36. Dans la chambre de Fifi, je prépare tous ses vêtements à emporter sur son lit, puis appelle mon fils qui est toujours en pyjama quelque part dans la maison (à 9h21 il était pourtant monté dans sa chambre pour s’habiller).

9h40. Après un crochet par la chambre de Loulou pour préparer ses affaires, je repasse dans la mienne pour attraper les sacs de voyage. Fesses à l’air (désolée pour le gag récurrent) Fifi tient deux culottes à la main et compare la taille des voitures (« Cars ») sérigraphiées dessus. Il finit par choisir la plus grosse (voiture) et me rend l’autre qui repart dans le tas « à emporter ».

S7-Depart-en-vacances-les-conseils-de-la-Prevention-Routiere-2.jpg9h47. Une valise bouclée.
9h49. Deux valises bouclées
9h51. Et de trois.
9h55. Et de quatre.
Nouveau trou temporel durant lequel Monsieur-Mon-Mari ferme la maison, éteint la chaudière, finit de charger le tank.

10h25. Je remplis la glacière avec les quelques aliments qui n’attendront pas notre retour, je lave et ajoute les biberons (danse du plus-de-lait-infantile-ni-de-petits-pots-à-prévoir). Le petit est déjà sanglé dans son siège auto, il voulait être certain de partir avec nous.
On envoie les deux grands prendre leurs précautions. Monsieur-Mon-mari les cueille l’un après l’autres pour les glisser dans leurs sièges autos.

10h31. Tout le monde est dans la voiture. Je ferme la porte de la maison du bonheur. Au volant du tank, Monsieur-Mon-mari a déjà démarré le moteur. Je monte à ses côtés.
Le coffre du tank bien remplit avec les vélos, les bagages, les bottes, la glacière et mon matériel de travail (mes clients ont l’habitude de me passer commande la veille de nos départs, ce qui signifie qu’il est courant que je bosse pendant les ‘petites’ vacances).

« Prête ? » me demande mon amoureux.
« Prête ! »
Une heure de retard, pas si mal. En route pour St Malo, on y sera un peu tard, mais j’ai prévu du pain et des compotes pour caler les enfants sur la route. Je commence à tapoter le texto qui prévient Belle Maman de notre départ.

basse-lumire-de-tableau-de-bord-d-essence-81592896.jpg

Le moment idéal pour que le voyant d’essence de la voiture s’allume…

Et chez vous ? Comment se passe les grands départs ?

*Un de nos « trucs » pour résister à notre intensif rythme est de s’offrir chacun son tour un début de matinée libre lorsque nous sommes en vacances ou en weekend. L’un de nous ‘de garde’ se lève et s’occupe des enfants. L’autre ‘de repos’ fait  ce que bon lui semble (en général il dort) jusqu’à l’heure qu’il souhaite (ou que les enfants viennent le chercher sur ordre indirect du parent ‘de garde’)

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