Le quotidien·Logistique

Et moi ? Que fais-je pour la planète ?

En début d’année, dans un article assez fouillis, je vous ai entretenu de mon questionnement sur notre mode de consommation ou, plus exactement, sur cette injonction permanente à consommer. Les mois passent. Si je n’ai pas trouvé les réponses à toutes ces questions, le cheminement continue : les vêtements premier âge sont presque tous partis (jusqu’au 3 ans inclus). Les étagères de la chambre d’amis ont été vidées. Elles ont même quitté notre domicile puisque la pièce est en travaux. Faute de temps, le tri n’avance pas vite, mais la volonté est là.

La période est propice à l’aspiration ‘zéro déchet’ au point, comme l’explique très bien Emilie (ici ), que le marketing s’empare de plus en plus de cette tendance. C’est une tendance intéressante, mais insuffisante.

3 enfants en 3 ans planete portefeuille haut.jpgAider la planète c’est, je pense, une démarche globale qui a un réel intérêt économique.

Depuis plus de quinze ans j’entends parler de bio, d’éthique ou d’achat responsable. Les thermes sont beaux, les concepts intéressants, mais soyons objectifs : si je suis prête à faire un petit effort financier pour consommer mieux, il m’est psychologiquement impossible de casser le plan d’épargne des enfants pour sauver dame nature (peut-être ai-je tort ?).

Alors, je travaille la question différemment en raisonnant au mieux mes achats. Ce n’est pas simple évidemment. Aujourd’hui je vous propose de faire le point sur les habitudes de notre famille de 5, citadine de province qui, l’un dans l’autre, tente de faire des économies pour aider la planète.

A la maison

Le suremballage et le plastique

garbage-2729608_1280.jpgAvant d’acheter, je regarde systématiquement si le produit existe en ‘vrac’ ou avec un emballage minimaliste. C’est ainsi que changé les enfants de dentifrice (bonus : le nouveau est à la menthe fraiche et non gout bubble gomme). Je profite de la taille de mes placards pour acheter certains produits en gros, comme le sucre en sac de 5 kilogrammes ou le papier toilette par 24 rouleaux. Cette possibilité peut réduire drastiquement le prix unitaire des articles. Mais ce n’est pas toujours vrai : le Madame Loic est plus cher au kilo en pot de 800g qu’en pot de 325g.

Pour stopper totalement certains achats tout en améliorant ma vie quotidienne, certains appareils trônent sur mon plan de travail :

  • Une machine à bulles. Je peux produire plus de 60l d’eau pétillante par cartouche de CO2 (rechargeable). Je ré-utiliste mes bouteilles dont les contenances s’adaptent à mon besoin du jour (0.5 ou 1l). Le litre me revient à environ 0.20€ (hors amortissement de la machine qui m’a été offerte). La bouteille s’utilise pendant 2 ans. Si elle chute et que son culot se fend, elle peut encore m’être utile comme gourde de pique nique.

achats inutiles.jpgUne machine à pain. Elle avale les ingrédients et m’offre une pâte à pizza trop bonne en 1h19 de travail solitaire. Nous dînons d’une pizza maison une fois par semaine, j’ai calculé qu’en 18 mois d’usage elle était amortie… sans compter les brioches et pains que je fais régulièrement avec.

  • Une yaourtière. Arrivée durant le printemps, elle est déjà amortie cet automne. Le rendement est bon, je fais une quinzaine de yaourt avec deux litres de lait et deux yaourts du commerce (personne n’est parfaite)(j’ai pas encore trouvé les ferments lactiques)(je n’ose pas repiquer mes yaourts). Il est possible de faire des yaourts sans, mais c’est depuis que je suis dans le circuit que j’ai compris comment.

La prochaine étape n’est pas encore définie. A vrai dire, je ne suis pas certaine qu’encombrer ma cuisine de nombreux appareils ménagers soit la solution à la paix dans le monde au problème des déchets d’emballage.

Le jetable

retrouver le bon sensS’en passer est devenu un principe. Nous avançons, même si la marge de progression est grande (coucou rouleau d’essuie tout et autres cotons tiges). Sauf exception, nous n’utilisons pas de pailles ni de couverts/assiettes/serviettes jetables. Nous possédons tout un assortiment de gobelets plastiques colorés qui remplacent allègrement les gobelets jetables aussi bien pour les anniversaires des enfants que pour les piqueniques. Les enfants ont pris l’habitude, ils ont chacun une gourde qui les suit un peu partout.

Les boites à glaces sont utilisées comme tupperware. J’ai de la chance : celles que j’achète (marque locale) sont carrées et de deux contenances. A l’occasion je conserve certains emballage en verre, mais je ne me vois pas jeter mes boites existantes en bon état et pratique pour emballer les restes.

En parlant de restes, nous ne les jetons pas. Notre famille (donneuse de leçons) aspire à ne jamais jeter de nourriture. Quand les boites à glaces commencent à s’empiler dans le réfrigérateur je fais un ‘repas américain’ : je réchauffe les restes puis chacun se sert en fonction de ses gouts et de son appétit. Pour les 3 enfants nés en 3 ans, ce sont des dîners de fêtes. Concernant le pain dur, depuis que nous avons découvert qu’il ne faut pas le donner aux canards, il devient petit déjeuner de dimanche sous forme de de pain perdu.

aliments périmés.jpgParvenir à ce résultat a demandé de changer certaines habitudes, de raisonner les achats nourriture… Acheter des produits bruts non traités est mon principe de base. Cela a provoqué quelques surprises : on redécouvre que les fruits peuvent pourrir, l’occasion pour moi de reprendre certaines recettes familiales comme les bananes flambées !

La prochaine étape sera d’augmenter mes achats non emballés, soit en achetant en vrac, soit en apportant mes boites aux magasins comme je ramène déjà mes sacs chez le primeur ou le poissonnier.

Les produits ménagers

C’est un poste aussi simple que compliqué. En remplaçant progressivement les éponges (durée de vie moyenne en chute depuis quelques années) par des lavettes en tissu éponge, j’ai nettement espacé mes achats. Avec du vinaigre, de l’eau chaude et de l’alcool je nettoie 95% de ma maison. La pierre à récurer est d’une efficacité redoutable pour un tarif risible.

can-4504227_1280J’ai mis des années à finir le produit vitre (je l’utilise principalement sur mes chantiers). En effet, rien n’enlève mieux le sel de mes vitres qu’une feuille de journal avec un brin d’alcool ménager (rappel : vivre face à la mer, c’est se prendre des tempêtes sur les fenêtres régulièrement).

La prochaine étape sera de troquer ma lessive St Marc liquide (les cristaux je les gardes) par une recette maison. J’ai tous les ingrédients mais vis encore sur mon stock acheté en gros il y a deux ans.

Plus généralement

Nous consommons bien plus de poissons (du poissonnier du bourg) que de viande. Quand l’envie nous prend d’un poulet rôti ou d’une entrecôte bien rouge, nous privilégions les labels pour faire un repas de fête. L’achat de produits locaux pour des tarifs raisonnable est rendu possible par notre situation géographique.

ne pas acheter n'importe quoiUne attention réelle est apportée à la provenance des produits et à  la saisonnalité de la nourriture. Outre l’aspect empreinte CO2, manger des fraise en décembre n’a aucun sens : elles sont chères et sans saveur. De la même façon, acheter des citrons, (particulièrement des) bio, provenant de l’autre côté de la planète me parait stupide. Au passage, si pour être certain qu’un agrume n’a pas été traité après récolte, il suffit de l’acheter avec des feuilles (elles ne résistent pas aux traitements).

Enfin nous continuons à privilégier l’occasion à chaque fois que c’est possible, pour la nourriture, je vous confirme que ce n’est pas envisageable, mais concernant les vêtements, c’est tout bénéf.

En tant que femme

Par nature, je ne suis pas une grande consommatrice de cosmétique. Mais on trouve toujours des idées.

Le shampoing solide

terre petite 2Le fameux… j’en ai entendu parler il y a déjà nombre d’années. Mais je ne souhaitais pas le fabriquer moi-même (Si vous êtes tenté, Marie PRGR vous explique tout ici). J’ai franchit le pas il y a quelques mois, visitant pour l’occasion le nouveau biocoop de mon quartier.

C’est une révolution !
Je n’aime pas, n’ai jamais aimé ma toison. Elle a une couleur acceptable, elle est souple, mais si avoir des cheveux fins est une demi loose, en avoir peu est une totale loose… surtout quand ils graissent  « plus vite que le fond d’un bac à frittes d’une grande chaîne de restauration rapide » (merci Quatre Poussins pour l’image).

Depuis ce changement de produit, je lave mes cheveux moins souvent qu’avant. Mieux encore, ils sont plus légers, semblent en meilleure santé. Le changement est tel que je les laisse pousser, les lâche occasionnellement, pour le plus grand plaisir de ma Ririe.

Niveau budget, sur l’emballage (en plastique, argh !) il est précisé que cela remplace théoriquement 2 bouteilles taille moyenne. Ici le pain dure entre 3 et 4 mois. Comme le prix correspond à une grande bouteille de milieux de gamme supermarché, je m’y retrouve financierement. Cerise sur le bun, je comprends les intitulés de la listes des ingrédients, nettement plus courte que celle de son homologue liquide.

Le savon aussi est en pain

J’en souris intérieurement : après avoir harcelée mes parents pour qu’ils achètent du pousse mousse quand j’étais enfant, après avoir élevé mes marmots au Mustela® liquide, j’ai obligé toute ma famille à revenir au savon en pain. Parfois les enfants protestent parce que c’est gros et que cela glisse. Puis j’oublie un pain de savon sur le bord de la baignoire qu’ils utilisent pour faire du bain moussant et là, c’est l’éclate !

Niveau budget, c’est une opération blanche… parce que si cela revient moitié prix de base, un savon oublié un jour de bain a tendance à perdre beaucoup de volume. Ceci dit, comme je n’achète pas de bain moussant, je crois que j’y gagne quand même.

La cup

protection périodique.pngC’est Leeloo qui m’a convaincue de tenter l’expérience. Mon seul regret est de ne pas m’y être mis plus tôt. Comme écrit lau (and the girls) , je n’y pense que quand je la savonne ou je la désinfecte.

L’économie est à tous les niveaux : l’achat s’amortit en quelques mois (suivant votre flux/que vous complétiez par une serviette hygiénique), vous produisez nettement moins de déchets (évidemment) et ce n’est qu’un bout de silicone : pas de produits chimique à même votre peau/vos muqueuses H24… Puisqu’on y est, oui c’est compatible avec un stérilet (ou alors c’est que, de base, ledit stérilet a été mal posé).

La prochaine étape est probablement de mieux raisonner mes achats textiles. Ma silhouette a beaucoup évolué au fil des grossesses. Je souhaiterai perdre des rondeurs, mais me refuse à tout régime. N’aimant pas ma silhouette je n’achète pas toujours des vêtements qui me mettent en valeurs, tape souvent dans du bas de gamme. Il est temps pour moi de renouer avec le coton, coté éthique.

Au travail

Les déjeuners

kitchen-1908854_1280Pendant des années, par flemme ou praticité j’ai acheté des plats préparés pour mes déjeuners sur le lieu de travail. Ayant rendu les clés de l’agence il y a un an, je travaille désormais à mi-temps partiel au sein d’un espace de co-working. Désormais je me balade avec ma mini-glacière et mes tupperwares-boites-à-glaces. Mes deux lieux de travail bénéficiant d’une cuisine, cela augmente nettement les possibilités. Le midi il n’est pas rare que l’on soit plusieurs à cuisiner de conserve. Ici certains vont jusqu’à partager les tours de cuisine et les plats. Pour les flemmards qui achètent des plats à emporter, le covoiturage permet de limiter les émissions de CO2 (nous sommes loin de la première boulangerie)

Le matériel

Vu mon métier, je ne mégote pas : le PC, l’imprimante et le reste de mon matériel sont plutôt hauts de gammes. Cela me permet de gagner du temps à chaque calcul (et quand j’enchaine les rendus cela n’a pas de prix), mais aussi de garder mon ordinateur plus longtemps. En 8 ans d’indépendance, j’en suis à mon 4eme ordinateur, soit 1 tour (très) haut de gamme qui a tenu 7 ans (désuète mais qui tourne encore bien) et 4 ordinateurs portables. Deux des ordinateurs -un portable et un mini- me servent au quotidien. Les deux ont pris leur retraite, allant chez un proche pour l’un, me servant occasionnellement en dépannage pour l’autre).

Cette année j’ai simplifié mon processus ‘papier’ en éradiquant deux imprimantes (A3 et A4) en fin de vie (la A3 datait de fin 2010). Je les ai remplacées par une multifonction gérant les deux formats. C’est un demi succès puisque j’ai choisi un modèle muni d’un seul compartiment alors qu’en usage j’alterne les deux formats (et donc doit souvent changer le papier dans le bac).

Le papier

composting-1431541_1280.jpgPuisque l’on parle du papier. J’utilisais déjà des deux côtés des feuilles lorsque j’étais salariée. Désormais j’imprime le moins possible. 95% des éléments restent informatiques et sont sauvegardés sur 2 supports différents. La majorité de mes dossiers de travail n’a plus de documentation physique. A la rigueur, je consacre une page ou deux à mes notes sur mon cahier (j’ai toujours un cahier sous la main pour bosser car je perds systématiquement les feuilles volantes).

Pour mes cours (campus sans papier) mon ordinateur se couple au tableau de la salle et diffuse mon support. Donc j’utilise le mini PC pour pouvoir consulter mes documents annexes ou lire mon antisèche conducteur. Les étudiants m’envoient leurs copies par courriel et je les corrige en PDF.

La prochaine étape ? (Trouver de nouveaux clients pour gagner plus d’argent). Convaincre mes enfants que 3 traits sur une feuille de papier ne suffisent pas à la rendre bonne pour la poubelle/créer une œuvre d’art.

Avec les enfants

Ben tiens, le sujet brulant pas écolo-bobo. Entre les piqueniques sur le sable au milieu des déchets des autres et la sensibilisation à l’école, ils me rabâchent les oreilles avec la planète qu’il faut aider à soigner. Fifi est le plus sensible à la cause. Il cherche en permanence des solutions pour éradiquer les poubelles de la terre, construit avec ses Legos® des prototypes de camion poubelle désintégrateurs de déchets.

Nettoyer là où l’on passe

bottle-2079231_1280Au printemps dernier, pendant que je me gelais en bord de mer, Fifi a trouvé un tesson de verre bien pointu dans le sable, là où il jouait avec Ririe, Loulou et d’autres enfants. Ce même jour, mes castors juniors ont aussi trouvé un gobelet plastique et des mégots, mais ça, c’est quotidien. Il est extrêmement rare que nous repartions de la plage ou du parc sans avoir récolté des déchets à jeter.

Pour information, un mégot a une durée de vie de 2 ans (sans compter la pollution qu’il engendre au contact de l’eau). Donc, si vous le posez sur la plage, la mer ne le transformera pas en un truc cool. Par contre, il y a de bonne chance qu’un enfant le déterre un de ces quatre, or aucun parent n’a envie de dire à son bébé « Ne mange pas de mégot, goute plutôt le sable ! ». Fifi a décidé que, s’il devient président, il rendra totalement illégal la cigarette. Pas à cause du cancer, mais parce qu’il a marre de ramasser des mégots.

Réparer les jouets, mais pas seulement.

En bonne mère approximative, je répare quand je le peux. Par contre si le jouet est trop abimé j’élimine et ils se débrouillent sans : tant pis, ils avaient cas faire un peu plus attention.

La véritable évolution, insufflée par Ririe qui ne s’est jamais réellement intéressée aux jouets, c’est qu’on en achète moins. Objectivement, le fait que nos enfants grandissent aide (on nous en offre moins et ils durent plus longtemps). Nous avons aussi pris l’habitude de chercher des produits d’occasion et ou de fabrication durable/solide sans électronique à chaque fois que c’est possible (la marque Bruder® est notre alliée). La répercussion sur le budget est minimecelle sur l’imaginaire de nos enfants est majeure par contre. A l’approche de Noël, leur liste est minimaliste : que des gros trucs !

Aller chercher les enfants à pieds (et non en tank)

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Sur le bord de la colline

Depuis que je travaille à mi-temps chez moi, j’ai pris l’habitude d’aller chercher les enfants à pieds à l’école. Cela me permet de m’aérer la tête tout en épargnant la planète des productions CO2 du tank. Bien que je réserve cela aux jours sans pluie, Loulou fait souvent la grimace, arguant de fatigue. Il arrive à ce sacripant de s’arrêter au milieu du passage piéton parce qu’il a « mal aux pieds ». Pourtant, il a toujours réussi à rejoindre notre logis en un seul morceau (pourvu que cela dure). L’économie de carburant se double d’une économie d’usure pour le tank qui, en bon diesel, s’abime bien plus vite quand on ne l’utilise que pour de courtes distances.

Maintenant que le gouter ‘tartines maison’ est entré dans les mœurs, la prochaine étape est d’éliminer les gourdes de compotes de mon foyer. J’ai déjà fait plusieurs tentatives, mais les difficultés alimentaires de l’un de mes enfants m’ont imposé cette solution que je ne cautionne pas. Maintenant que cet enfant grandit et peut manger de vrais fruits (même solides) il est temps de retenter.

En conclusion

fifi plage St Malo 6 ans pelle bleueÉcrire tout ce qui précède n’a pas d’autre objectif que de me permettre de faire le point (malgré les apparences, ce n’est pas une leçon de morale). Le partager avec vous aujourd’hui a cependant une double visée :

  • Montrer que l’on peut changer sur le long terme, en prenant son temps. Beaucoup des habitudes dont je parle aujourd’hui n’étaient même pas dans mon esprit quand j’ai commencé ce blog début 2017. J‘ai commencé cette démarche active en pensant à l’avenir de mes enfants, à ma honte quant à mon mode de vie si mauvais pour la nature. L’impact économique est le vrai plus, le déclic qui m’encourage quotidiennement à aller plus loin.
  • Donner des idées pour vous aider à trouver les pistes dans votre propre cheminement. C’est dans chez Le Rire des anges par exemple que j’ai appris qu’on pouvait diminuer réellement sa consommation d’eau en mettant une bouteille pleine dans la chasse d’eau.

Aujourd’hui nous polluons moins qu’hier mais (j’espère) plus que demain. Nous devons encore évoluer. Peut-être ferais-je avec vous un nouveau point dans quelques mois ? En attendant, si vous avez des suggestions/des idées, je suis preneuse.

Et vous, savez-vous où vous en êtes avec la planète ?

3 enfants en 3 ans planete portefeuille bas.jpg

 

Nota : Par hasard, cet article est publié la même semaine que celui-ci de Virginie ‘Ne Le Dites à Personne’ traitant d’un sujet similaire. Ce n’est pas la première fois que nos grands esprits se rencontrent (cela me flatte beaucoup d’être en phase avec cette magnifique plume).

Crédit photos : ©Pixabay et 3enfantsen3ans.com

22 commentaires sur “Et moi ? Que fais-je pour la planète ?

  1. Je crois que, si certes il y a urgence, il faut aussi savoir aller à son rythme pour changer les choses petit à petit naturellement, en concordance avec son propre mode de vie, pour que ce soit durable. Nous avons déjà mis en place pas mal de choses par ici mais quand on se met à s’y intéresser, on se rend compte des progrès vertigineux qu’il reste à faire, chez soi déjà mais à titre sociétal! Et mine de rien, ces petits gestes, s’ils se démocratisent, finiront par entrer dans les moeurs et par ricochet, par forcer les politiques à agir aussi. J’y crois, même si c’est bien trop lent! En revanche, je trouve qu’il y a aujourd’hui une certaine pression qui s’installe et qui peut être un peu fourbe – chacun son rythme, croire qu’on peut être parfait et zéro déchet du jour au lendemain est illusoire! Alors même si on est pas parfaits on fait déjà beaucoup dès lors qu’on essaye et qu’on s’améliore petit à petit!

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    1. Tu as tout à fait raison à mon avis, sur les deux points : on peut toujours s’améliorer et le processus est long.
      Mais plus important, comme tu le dis, la société aujourd’hui s’est emparée du phénomène, nous collant désormais la pression/nous faisant culpabiliser. (j’espère du reste que mon article n’est pas moralisateur, son objectif premier est de faire le point avec moi même)
      Pire encore, le greenwashing est trop souvent de mise, ce qui est totalement inacceptable.

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  2. Je suis d’accord avec toi : on peut tous faire quelque chose et le chemin est encore long !
    Se poser comme tu l’as fait et faire le point sur ses nouvelles habitudes est une bonne idée.
    En tous cas merci de nous faire profiter de ta réflexion car tu m’as donné quelques idées…
    A bientôt,
    Charlotte.

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  3. Et bien, déjà merci pour tes mots en fin d’article, ça me touche (et ça me fait rougir) et puis bravo pour tout ce que tu fais !! J’en suis bien loin… J’ai tenté le shampoing solide sur mes cheveux fins et peu épais (je comprends donc qu’on a le même problème) et ça a été la cata… C’était décapage à chaque shampoing et du coup réaction du cuir chevelu qui re-graissait immédiatement ! Je ne sais pas si la grosse chute qui a suivi était une conséquence ou non mais je ne suis pas prête de re-tester, même si j’avoue que ton témoignage me fait envie :-p
    En tout cas je crois que le paragraphe le plus important de ton article est celui qui concerne tes enfants, et c’est à mon avis là que tout se joue (ce qui me permet de racheter mon bon vieux shampoing plein de parabens en bouteille le cœur plus léger) : nos enfants ne seront pas, comme nous, élevé dans le culte du « pratique », de la sacro-sainte croissance économique, de la consommation-comme-réponse-à-la-quête-du-bonheur. Changer les habitudes, nos habitudes, est probablement ce qu’il y a de plus difficile tant elles sont ancrées depuis notre plus tendre enfance. J’aime à croire que nos enfants grandissent certes, dans un contexte morose et aux perspectives assez déprimantes, mais qu’ils auront de ce fait l’énergie et la mentalité pour changer les choses. Ne serait-ce que parce qu’ils auront été sensibilisé dès le plus jeune âge et que, contrairement à nous, tout cela leur paraitra naturel ! Ce n’est pas une raison pour ne rien faire à notre niveau évidemment et au contraire, puisqu’il faut bien montrer l’exemple, mais je trouve que ça permet au moins de rester optimiste pour la suite et de ne pas s’en vouloir trop pour le moindre écart !

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    1. Je crois comme toi à la pédagogie par l’exemple. Je pense aussi qu’en évoluant, on peut faire évoluer les autres voire le monde.
      Par contre, je pense qu’il faut que chacun y trouve son compte aussi : être écolo bobo c’est joli, mais si c’est pour dépenser plus, faire des achats inutiles, l’impact ne sera pas celui recherché… d’où cet article qui parle d’amortissement 😉
      Quand à mon nota…Suis aussi jalouse que heureuse pour toi à l’idée que tu vas être publiée par Lafon dans quelques mois. Je suis surtout impatiente de te lire sur un long récit. Par contre pas de pression : s’il te ressemble, ne serait-ce qu’un petit peu (en cela je suis confiante) il me plaira ainsi qu’à beaucoup d’autres.
      J’espère bien un jour vivre moi aussi cette aventure, mais en attendant la joie prend le dessus sur l’envie car tu écris magnifiquement ! (ce n’est pas un compliment mais l’expression d’une réalité)

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  4. Bravo!! Je trouve que tu gères vraiment pas mal!! J’en suis encore loin moi même si ça reste un volonté! A tout hasard, tu as la marque de ton shampoing solide? C’est rare d’en avoir un avis positif donc je n’ai jamais osé franchir le pas et je ne suis pas prête à le faire moi-même comme PRGR 😉

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    1. Merci… cela fait déjà plusieurs années que l’on s’intéresse au sujet ici… on avance un pas après l’autre.
      Concernant mon shampoing, comme écrit à marie, c’est « secret de provence » que j’ai acheté à la Biocoop sur la suggestion d’une copine. Je suis plutot contente, vraiment.
      Comme toi en effet, j’entends assez souvent des commentaires négatifs sur les shampoings solide. De plus une de mes amies, qui a les cheveux crépus, m’a dit que c’était impossible pour elle de se laver les cheveux avec.
      Pour l’anecdote, il y a d’autres marques que j’ai testé et ne recommande pas.

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  5. Pour les compotes j’utilise des gourdes réutilisables ( en plus ça permet d’écouler les fruits un peu trop mûrs). J’ai des sachets de fruits surgelés pour varier de temps en temps. Ces dernières semaines : pomme-cannelle, poire, mangue❄️-banane.

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    1. Bonjour, merci pour votre commentaire.
      On m’a effectivement parlé de ces gourdes mais avec des avis mitigés. Êtes vous vraiment contente , vous pouvez les utiliser longtemps ? Vos recettes me font penser aux petits pots que je prenais plaisir à faire à mes bébés. Moi aussi je stockais des fruits ou des compotes au congélo
      A vrai dire, je préfère tout simplement leur faire manger des fruits frais/de saison, comme dans les gouter de mon enfance. Désormais c’est possible et notre consommation de jetable est devenue sporadique.

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      1. Oui je suis satisfaite des gourdes que j’ai choisi (avec ouverture latérale). Ma fille de bientôt 3 ans mange aussi des fruits frais (surtout ceux de l’étal du marchand de légumes), des fruits cuits et des compotes non mixées. Disons que la gourdes permettent de faire comme les copains au parc et supportent mieux les allersretours qu’une banane. Pour l’instant pas de détérioration des gourdes, j’en ai donné à ma voisine parce que finalement sur mon lot 2 ou 3 suffisent. Je les nettoie tout de suite après utilisation, avec un coup de goupillon sur le bec et dans le bouchon.

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  6. Tout d’abord merci pour cet article qui n’est pas du tout moralisateur mais donne des pistes concrètes pour se sentir acteur! Une piste qui n’est jamais évoquée est celle du choix… de notre banque! Les grandes banques habituelles financent bien souvent les industries polluantes et le petrole grace a notre épargne. Se tourner vers ded banques comme le.credit coopératif ou la nef permet d’orienter notre épargne vers des investissements plus écologiques (ces banques financent graces a ntre épargne des projets d’énergies renouvelables, de solidarité). C’est un geste « facile » et qui a.un impact fort et global

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    1. Bonjour et merci de venir jusqu’ici.
      Aujourd’hui, je suis cliente d’une banque mutualiste. Mais je ne connais pas du tout cette ‘problématique’ des banques… dans le sens où j’en ai vaguement entendu parlé, mais ignore où m’adresser. Auriez vous des noms à me donner ?
      Sachant que je tiens pour diverses raisons à rester sur une banque avec des ‘bureaux physique’.

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  7. Il est chouette cet article. Je crois que nous en sommes grosso modo au même stade. Quasi tout d’occaé pour les fringues des enfants,sauf les chaussures où je met le paquet niveau qualité. Et pour moi, seconde main + abonnement à de la location. Je ne suis pas certaine que ce soit très valable niveau bilan carbone, mais ça me permet d’avoir de jolis habits pour aller bosser en attendant de re-rentrer dans mes pièces fétiches qui m’attendent sagement. Le point sur lequel j’ai fait un retour en arrière ce sont les gourdes de compote…j’en avais des réutilisables, et on peut toujours croquer dans un fruit entier, mais elles ont le gros avantage de se garder longtemps et de bien dépanner en trainant au fond d’un sac à main (ou d’un sac de trail pour ma part!). Mais je ne désespère pas de les éradiquer un jour niark niark niark

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    1. Bonjour et bienvenue 🙂
      Pour les gourdes, oui il y a cet aspect périssable des compotes maisons qui est incompatible avec l’imprévu. Après pour courir tu peux aussi te faire des banistos maison (un copinaute blogueuse, peut être PRGR en a fait par hasard il y a genre un mois).
      Pour les fringues d’occasion, il m’arrive de me fournir chez Ding fringues qui appartient au Relai (de mémoire), c’est plutot pas mal en effet.
      Ai été voir chez vous, j’aime beaucoup votre façon d’écrire 🙂
      Belle journée

      Aimé par 1 personne

  8. Bonjour ! Toutes mes félicitations pour cette évolution impressionnante ! Petit bonus en plus de la lessive (sans adoucissant mais on a aussi la recette écologoque), il est facile de fabriquer du liquide vaisselle et du produit lave-vaisselle (les seuls d’après nous qu’on ne peut remplacer par du vinaigre blanc et de l’eau chaude). Belle journée !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci, j’avoue penser à la lessive, mais sans avoir osé sauter le pas.
      Pour l’adoucissant en bretagne c’est peu utile puisque l’eau est douce
      Concernant le produit lave vaisselle, mon homme n’est pas pour, or c’est lui qui gère…. mais lui aussi évolue, donc cela viendra 🙂

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